Charles Rossignol

Résumé

Charles Rossignol Mon vieil aumônier (1883)

A peine avions-nous, timides ou bruyants écoliers, franchi pour la première fois le seuil redouté du lycée que la vue du bon aumônier nous rassurait, nous apaisait aussitôt, comme par enchantement. L'apercevoir, c'était du même coup et pour toujours aller à lui : l'aimer. Et comme il nous le rendait, comme il nous chérissait ! En sa personne, nous retrouvions la bienveillance, le sourire, la tendresse de notre mère.
Ah ! c'est qu'aussi le cœur du prêtre est par excellence le chef-d'œuvre de Dieu. Nous en devions faire l'expérience auprès de notre vénérable aumônier.
Source : Gallica

Charles Rossignol Mon vieil aumônier (1883)

Puis enfin, l'époque de la retraite arrivée, M. l'aumônier se multipliait et avec quel entrain !
Comme il était pénétré de l'importance capitale de cette fonction de son sublime ministère. Introduire Dieu dans les âmes ! Donner Dieu aux âmes, donner les âmes à Dieu ! Le baptême, sans doute, nous a faits enfants de Dieu, mais la communion nous fait Dieux : nii estis : vous êtes des dieux (1) . Entendez l'Apôtre : « Je vis, non pas moi, mais c'est Jésus-Christ qui vit en « moi. » : Vivo ego, jam non ego, vivit vero in me Christus- (2) .
Source : Gallica

Charles Rossignol Mon vieil aumônier (1883)

Le lycée assemblé auprès de votre tombeau dans un magnifique cortège a, par ce témoignage d'une grande et rare éloquence" unanimement proclamé devant Dieu et devant les hommes, le bien que vous avez accompli dans son sein et au-delà, car la mission de l'aumônier ne finit pas à la première communion et ne se borne pas à la durée des classes. Le lycée, en face de ce tombeau, s'est écrié dans sa douleur et son admiration : Tu es gloria nostra et gaudium (1) !
Source : Gallica

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