Charles Rossignol

Élements biographiques

Charles Rossignol Mon vieil aumônier (1883)

A peine avions-nous, timides ou bruyants écoliers, franchi pour la première fois le seuil redouté du lycée que la vue du bon aumônier nous rassurait, nous apaisait aussitôt, comme par enchantement. L'apercevoir, c'était du même coup et pour toujours aller à lui : l'aimer. Et comme il nous le rendait, comme il nous chérissait ! En sa personne, nous retrouvions la bienveillance, le sourire, la tendresse de notre mère.
Ah ! c'est qu'aussi le cœur du prêtre est par excellence le chef-d'œuvre de Dieu. Nous en devions faire l'expérience auprès de notre vénérable aumônier.
Source : Gallica

Charles Rossignol La révérende mère Thérèse : fondatrice de la Miséricorde de Laval (1884)

Elle est sans rivale dans l'art si compliqué du maniement des âmes. Soudain, à sa seule vue, les critiques les plus acharnées se taisent et s'évanouissent; les résistances les plus violentes se brisent, expirent à ses pieds. C'est une victorieuse. Toujours le succès l'accompagne et lui demeure attaché ; toujours le
triomphe le plus complet récompense ses laborieux efforts. C'est le Seigneur qui instruit ses mains au combat (1) et rend invincible sa fidèle servante. Voilà la bonne Mère Thérèse dans sa douce et sereine majesté.
Source : Gallica

Charles Rossignol La révérende mère Thérèse : fondatrice de la Miséricorde de Laval (1884)

La Providence veillait sur ces âmes dévoyées et, dans sa miséricorde, réservait à leur repentir sincère une Mère sans pareille, nous l'avons vu, Mère telle que le ciel peut en prêter à la terre et qui, en repartant pour ce ciel, laisse la terre qu'elle embaumait, dans la tristesse et la stupeur. C'est un deuil que rien ne peut effacer, un vide que- rien ne peut remplir, un chagrin que rien ne peut diminuer.
Source : Gallica

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