Résumé

Claude Céhel La Revue blanche/Belgique/Tome 3

Et le bonheur ne consiste-t-il pas à se coucher aux pieds de la femme aimée ?
Florent eut un sourire triste,
— Ah vos tenaillants désirs ! soupira-t-il, et vos assouvissements misérables ! il s’agirait de mettre en balance la tristesse nostalgique des lendemains et les affres de l’inaccessible. Les plateaux ne bougeraient pas. J’estime que le bonheur consiste à n’y pouvoir atteindre, et pour peu qu’il y ait là seulement de bonnes heures, ne les ai-je pas coulées de façon autrement intense.
Source : Wikisource

Claude Céhel La Revue blanche/Belgique/Tome 3

Jouir de l’amour sans en pâtir cela est appréciable.
— Sais-tu que tu es immoral.
— J’ai des mœurs je te l’assure, dit-il, car mon rez de chaussée ayant porte sur rue, aucune allée et venue n’a jamais sollicité les interprétations de mon concierge.
— Tu ne me feras pas croire, répliquai-je, que tu ne places tes sentiments fort bas. Ainsi, moi...
— Tu ressembles fort, interrompit Florent, à ces voyageurs, qui, au pied d’une cathédrale et les yeux en l’air, contestent la beauté de son architecture ; et ils n’en voient que les gargouilles.
Source : Wikisource

Claude Céhel La Revue blanche/Belgique/Tome 3

De la lettre d’amour à la brochure médicale, il geint. Là est la plaie. Pousser sa fleur bien droite, en un champ, plein de vie ! En un champ, certes, car si les tristes glycines exhalent la mélancolie de leur dépendance, la fleur des rocs est trop sèchement solitaire et semble participer à la mort qui l’environne. Dédaigneusement le lis s’élance parmi les végétations ; il s’empreint, insoucieux et libre de leur charme et de leur variété.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature