Résumé

Coup d'oeil d'un ami de la vérité… (18..)

Dire qu'une Constitution est inutile, parce qu'elle a souvent été violée, c'est nier la nécessité des lois, parce que quelques hommes astucieux ont pu s'y soustraire.
Dire qu'elle est inutile, parce que la Providence nous a rendu un Prince juste, éclairé, instruit à-la-fois par la leçon du malheur et par l'exemple d'un peuple bien gouverné , c'est sacrifier au présent les incertitudes de l'avenir; c'est payer la dette du sentiment aux dépens de la prudence et de la raison ; enfin c'est oublier qu'un Roi ne fait pas toujours le bien qu'il veut.
Source : Gallica

Coup d'oeil d'un ami de la vérité… (18..)

Je le répète, on ne peut pas considérer l'acte provisoire du Sénat comme une Constitution définitive. Mais, à l'exception de quelques modifications et de trois articles qui me paraissent inconvenans et même dangereux, il me semble que le Sénat devait insister, comme il l'a fait, pour que S. M. daignât donner son adhésion à des bases sur lesquelles reposent l'existence et la sûreté d'un grand nombre de Français. Une fois ces bases reconnues, rien n'empêche que le pouvoir représentatif institué ou à instituer ne travaille aussi long-temps qu'il sera nécessaire au grand oeuvre d'une Constitution.
Source : Gallica

Coup d'oeil d'un ami de la vérité… (18..)

S'il est faible et bon, il doit désirer de la lui donner. Ce Code lui servira d'égide contre l'influence de ses ministres, les importunités du patronage, et les prétentions indiscrètes que l'orgueil enfante toujours, et que les évènemens qui viennent de se passer ne manqueront pas de réveiller de toutes parts. Enfin, si nous étions gouvernés plus tard par un despote, cette Constitution deviendrait sinon un frein pour le pouvoir, du moins un acte d'accusation continuelle, à la faveur duquel la Nation pourrait appeler tous les peuples à la défense de ses droits.
Source : Gallica

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