Résumé

Cour de cassation : Notes tenues aux audiences des 8 et 9 avril 1868 de la cour impériale de Grenoble… (1868)

Le jeudi, on a quitté la place Saint-André en chantant Charles VI; sur la place Grenette, on a voulu chanter la Marseillaise, mais d'autres s'y opposaient. Sur la place d'Armes, on a chanté Charles VI, et je n'ai pas entendu la Marseillaise.
Le dimanche, on a chanté la Marseillaise dès le départ. Sur la place d'Armes, j'étais en face de la rue Lesdiguières et j'ai entendu le cri de : A BAS LA MOBILE! poussé distinctement. Au retour, sur la place du Lycée, j'ai vu le drapeau rouge, qui a flotté un instant. Devant chez M. Giraud, on a crié : Giraud! Lombard! A bas la censure !
Source : Gallica

Cour de cassation : Notes tenues aux audiences des 8 et 9 avril 1868 de la cour impériale de Grenoble… (1868)

Garde mobile marchera, on ne marchera pas.
2me TÉMOIN. — Léonce Mazet, âgé de vingt-quatre ans, ouvrier cordonnier, domicilié à la Mure, non reproché, dépose:
J'étais de la garde mobile, J'ai entendu chanter le premier couplet de la Marseillaise qui dit: Allons, enfants de la patrie! par dix ou douze voix, dans un groupe de quarante ou cinquante jeunes gens qui faisaient le tour de la Mure , vers dix heures du malin, avant le conseil. Aurefrain, on changeait les paroles; les uns disaient : La garde mobile triomphera, et d'autres : Jamais la garde mobile ne régnera.
Source : Gallica

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