Résumé

De l'enfoncement et de la démolition (1834)

Après le décret d'enfoncement des bourgeois, je viens demander la priorité pour les fabricans. Citoyens, les fabricans sont les sangsues, les vampires de ces malheureux ouvriers. Non contens de les faire travailler toute la journée, ils les font encore travailler toute la semaine : et après les avoir fait ainsi travailler, ils les paient, oui, citoyens, ils les paient, je n'en disconviens pas ; mais avec quoi les paient-ils, avec la sueur de leur front ! Il est temps de mettre fin à un abus aussi révoltant pour la raison et l'humanité.
Source : Gallica

De l'enfoncement et de la démolition (1834)

Au contraire, celui qui n'est pas propriétaire, celui; qui n'a rien, est prêt à tout. Oh ! à celui-là vous pouvez lui demander du mouvement, de l'action et de l'exécution : vous le trouverez toujours sous la main partout où il y aura du travail. Tandis que le propriétaire n'a aucune de ces qualités agissantes, il est au contraire toujours prêt à résister à ce qu'il appelle désordre, anarchie, et qui n'est en résumé que la mise en oeuvre des grands principes de liberté, d'égalité et de nivellement général. Je demandé donc de suite le décret d'enfoncement contre les propriétaires
Source : Gallica

De l'enfoncement et de la démolition (1834)

Le désordre est à son comble.
Après une longue interruption , un membré s'élance à la tribune : ses gestes animés , ses yeux étincelans, sa tête hérissée, rappellent l'attention de l'assemblée. Le calme se rétablit. Citoyens , s'écrie-t-il, on a osé proférer dans cette enceinte le nom funeste et ignoble de cet infâme, de cet exécrable , de cet horrible juste-milieu. Si je connaissais, le membre qui a commis un pareil attentat à la majesté de cette assemblée, je demanderais de suite son rappel à l'ordre, et même sa démolition immédiate et d'urgence.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature