Résumé

Deux Bourbonnaises (1880)

“ Il agrandit l'espace et nous donne un lointain ; Rend à l'abside son aurore, Au clocher sa puissance, où le feu s'est éteint, Quand la ville brûlait encore.
La nef et ses collatéraux Espèrent aussi des vitraux : Ce sera l'œuvre des fidèles Et de la foi qui donne essor à tous les zèles. 9 Qui ne se montrerait jaloux De seconder ici l'Etat qui vient à nous ?
Voyez : tout se relève à la fois dans Bourbonne, Ses Thermes, son Eglise; il y court un grand air, On attend le chemin de fer ; Et ce bel avenir déjà se carillonne.
”
Source : Gallica

Deux Bourbonnaises (1880)

“ Le bénitier en est pris, de même que celui d'une des nefs de l'église paroissiale, dans l'un des marbres taillés par les Romains.
De celle qui dit : soyez frères, Et nous conduit à Dieu par le même chemin, Qui de chacun de nous fait un nouveau Romain, Dans la vieille foi de nos pères.
C'est à Notre-Dame des eaux, Qui met tant d'espérance à côté de nos maux, Que Bourbonne doit son histoire, Et les Romains n'ont fait qu'en préparer la gloire.
C'est elle qui reçoit nos morts, Et qui dans nos douleurs ne nous fait jamais faute
”
Source : Gallica

Deux Bourbonnaises (1880)

“ Ils ont latinisé les mots De Damone et du vieux Bourbonne 10 ; Damone est la Dame des eaux, La même, en une autre personne, Qu'elle a pour nous toujours été, La Reine de notre cité.
Si notre langue, dans ses termes, A rencontré des changements, Ne nous en plaignons pas : les Romains, de nos Thermes, Ont établi les fondements.
Le sol où nous marchons fait rêver de déesses Et de dieux souterrains, couvre plus de richesses, De colonnes, de chapiteaux, Qu'une cité des temps nouveaux Pourrait en contenir en sa plus vaste enceinte.
”
Source : Gallica

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