Diderot, J.-B. Le Roy

Résumé

Diderot, J.-B. Le Roy L’Encyclopédie, 1re éd.

Le brunissoir des Orfévres en grosserie, est un instrument d’acier très-poli, ou une pierre sanguine, ou même une pierre plus fine, montée sur un manche. C’est en l’appuyant également sur tous les endroits du champ d’une piece qu’on lui donne ce beau poli, cet éclat que les yeux ont quelquefois peine à soûtenir.
Les brunissoirs dont les Facteurs d’orgues se servent pour brunir les tables d’étain qu’ils employent à faire les tuyaux de montre ou d’anches, sont des morceaux d’acier arrondis & très-polis, avec lesquels en frottant sur les tables d’étain, ils les rendent unies & luisantes
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Diderot, J.-B. Le Roy L’Encyclopédie, 1re éd.

Le brunissoir passé fortement sur les endroits de la surface de l’ouvrage qu’on veut rendre plus brillans que les autres, produit cet effet en achevant d’enlever les petites inégalités qui restent du travail précédent. D’où l’on voit que, de quelque matiere que l’on fasse le brunissoir, cet outil n’emporte rien de la piece, & doit être plus dur qu’elle.
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Diderot, J.-B. Le Roy L’Encyclopédie, 1re éd.

L’arbre du brunissoir, quand l’ouvrier s’en sert, est parallele au bois pris dans l’étau, & perpendiculaire à la piece à brunir.
Le brunissoir dont les Doreurs se servent, est fait ordinairement d’une dent de loup, de chien, ou de la pierre sanguine. On met ces dents ou cette pierre au bout d’un manche de fer ou de bois. Il y a aussi des brunissoirs d’acier communs à plusieurs ouvriers.
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