Eugène Sue

Eugène Sue

Résumé

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Kernok le pirate (1830)

Il tourna la tête, se leva d’un air mécontent, comme un enfant qui abandonne ses jeux à regret, et regagna la cabane, non sans emporter une belle tête de cheval aux os blancs et polis, à laquelle il tenait beaucoup, surtout depuis qu’il y avait introduit des cailloux qui résonnaient de la plus agréable manière, quand Pen-Ouët secouait cet instrument de nouvelle espèce.
— Rentre donc, maudit ! s’écria sa mère en le poussant avec tant de violence que sa tête heurta contre le mur ; le sang jaillit.
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Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Kernok le pirate (1830)

Alors l’idiot se prit à rire aux éclats, d’un rire stupide et convulsif, essuya sa blessure avec ses longs cheveux noirs, et alla se blottir sous le manteau d’une vaste cheminée.
— Ivonne, Ivonne, songe à ton âme, au lieu de répandre le sang de ton fils ! dit le cacou, qui était à genoux et absorbé dans une profonde méditation. N’entends-tu pas ?... — J’entends le bruit des vagues qui frappent ce rocher, et le sifflement de la tempête. — Dis plutôt la voix des trépassés. Par saint Jean du doigt ! c’est aujourd’hui le jour des morts, femme, et les naufragés que nous avons...
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Portrait de Eugène Sue Eugène Sue Kernok le pirate (1830)

Pen-Ouët est idiot ; ne sais-tu pas que les mauvais esprits n’approchent jamais du toit qui abrite un fou ? Jan et son feu qui tourne avec autant de rapidité que le dévidoir d’une vieille femme, Jan et son feu s’enfuiraient à la voix de Pen-Ouët comme une mouette devant le chasseur.
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