Emilio Salgari,
Le Tigre de Montpracem
“ Il vida lentement un verre plein d’une liqueur ambrée, puis ouvrit la porte, s’avança d’un pas ferme à travers les tranchées qui défendaient la cabane et s’arrêta au bord du grand rocher à la base duquel la mer rugissait furieusement. Il resta là quelques instants, les bras crolsés, ferme comme le rocher qui le portait, aspirant avec volupté les formidables souffles de la tempête, regardant la mer bouleversée, puis se retira lentement, rentra dans sa cabane et s’arrêta devant l’harmonium. — Quel contraste ! s’écria-t-il. Au-dehors, l’ouragan et moi ici ! Quel est le plus terrible ? ”
