Résumé

A la Mémoire de Marc Jubinal.… (1886)

Le samedi 25 juillet, juste une semaine après son arrivée à Bade, il alla faire dans l'après-midi un tour à pied afin de se réchauffer, car il avait eu le matin, en se levant, quelques petits frissons.
Au bout d'une heure et demie, il rentra enchanté de sa promenade, et tout fier des trois kilomètres qu'il venait de faire : « Jamais, dit-il, — en abordant sa mère, qui l'avait attendu sur un banc, et commençait à s'alarmer d'une absence à la longueur de laquelle Marc avait depuis longtemps cessé de l'habituer, — jamais je n'ai respiré plus librement qu'aujourd'hui ! »
Source : Gallica

A la Mémoire de Marc Jubinal.… (1886)

Bien que la vie de Paris eût exercé déjà sur le fils d'Achille Jubinal les mille séductions qui la rendent si charmante et si dangereuse; — qu'il aimât le monde, où il trouvait le milieu le plus favorable à l'emploi et au développement de ses dons naturels d'élégance, de distinction, d'urbanité ; — bien qu'il se fût pris d'un goût très vif pour les exercices physiques, la marche 1, la chasse, les courses, le tir au pistolet, Marc ne laissait pas de se mettre en mesure de justifier les espérances que beaucoup d'anciens amis de son père avaient fondées sur lui.
Source : Gallica

A la Mémoire de Marc Jubinal.… (1886)

Marc ne s'y trompa point. Laissant à sa mère les illusions auxquelles s'attache obstinément la tendresse des mères, il voulut connaître avec exactitude et la gravité de son état et les chances de guérison qui lui restaient. Il se procura donc des livres de médecine et les lut en secret : sans doute avec l'anxieuse curiosité qu'on met en pareil cas à parcourir ces pages fatidiques, auxquelles on demande un oracle de vie, et où tel mot, que l'homme bien portant n'eût même pas remarqué, sonne tout à coup, aux oreilles du malade, comme le glas de ses
propres funérailles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature