Eugène Vermersch

Eugène Vermersch

Résumé

Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Les Incendiaires

Allons, l’expérience est faite : le peuple a toujours fait grâce, et jamais on ne lui fait merci. Il est certain que le Prolétariat et la Bourgeoisie sont dans un état de guerre inévitable, et qu’il faut que l’un ou l’autre périsse dans la bataille : reste à savoir si les trente-cinq millions de prolétaires auront toujours la résignation de se laisser décimer et dévorer par deux cent mille familles fainéantes. Mais au moins qu’ils le sachent bien : jamais, jamais entre eux et la Bourgeoisie, il n’y aura de réconciliation sincère.
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Les Incendiaires

Et sur les pavés noirs s’étale en flots d’argent.
Mais, tout à coup, un feu gigantesque émergeant
Du milieu de la ville effrayante, domine
La grandiose horreur du canon, de la mine
Éclatant en faisant sauter tout un quartier,
Et du mur qui chancelle et s’abat tout entier
Avec le grondement prolongé du tonnerre,
Les voix, les pleurs, le bruit des bas, les cris de guerre,
Et l’on voit s’élancer vers les astres surpris
La grande âme de la cité qui fut Paris :
La flamme impitoyable étreint l’Hôtel-de-ville !
Source : Wikisource

Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Les Incendiaires

Les protestations les plus ardentes des privilégiés ne sont autre chose que d’effrontés mensonges dictés par l’effroi de la première heure, et le peuple qui s’y laisse prendre n’est qu’un peuple de dupes. « Insensés que nous sommes ! — disait déjà Marat dans le no 29 de l’Ami du Peuple, — nos ennemis nous traitent comme des imbéciles : ont-ils tort ? nous ne sommes à leurs yeux que des animaux féroces, dont il faut éviter le premier coup de boutoir et que l’on peut ensuite mener avec un fil ! »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature