Jacques-Vincent Delacroix

Résumé

Jacques-Vincent Delacroix Nécessité de l'arbitraire . Par J. V. Del… (1819)

Voyez ce marchand, ce spéculateur : leur commercé languit, leurs fonds ne sont pas assez productifs ; sans examiner la cause de la stagnation des affaires, sans examiner si elles ont un autre débouché, trompés dans leur attente, ils s'écrient : Tout est perdu ; parce qu'eux seuls n'ont pas gagné. L'intérêt personnel s'aperçoit partout et sous toutes les formes, malgré tout, le soin qu'on prend de le colorer du bien public.
Source : Gallica

Jacques-Vincent Delacroix Nécessité de l'arbitraire . Par J. V. Del… (1819)

C'est bien là aussi, je crois, être soumis à l'arbitraire. Vous voulez que les hommes qui gouvernent bannissent l'arbitraire! eh, donnez-nous donc des ministres, des chefs, qui n'aient d'oreilles et d'yeux que pour juger sans se laisser séduire, qui n'aient aucune affection personnelle, aucune faiblesse, et qui avec cela aient constamment des talens ; on ne peut exiger une pareille chose, car ils sont tous hommes.
Source : Gallica

Jacques-Vincent Delacroix Nécessité de l'arbitraire . Par J. V. Del… (1819)

Si tout ce qu'ils font devait rester inconnu et sans récompense , vous les verriez bientôt changer d'objet, et chercher ailleurs à satisfaire à ces besoins factices qui finissent par devenir nécessaires aux idées de bonheur qu'ils se sont formées. Ils ont bien soin de couvrir ce désir de célébrité du manteau du bien public ; à les entendre, c'est pour le seul bien du peuple qu'ils élèvent la voix, c'est pour lui qu'ils écrivent et qu'ils impriment : et quand donc ne sera-t-on plus dupe de toutes ces jongleries?
Source : Gallica

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