Eugène Vermersch

Élements biographiques

Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Les Incendiaires

Et sur les pavés noirs s’étale en flots d’argent.
Mais, tout à coup, un feu gigantesque émergeant
Du milieu de la ville effrayante, domine
La grandiose horreur du canon, de la mine
Éclatant en faisant sauter tout un quartier,
Et du mur qui chancelle et s’abat tout entier
Avec le grondement prolongé du tonnerre,
Les voix, les pleurs, le bruit des bas, les cris de guerre,
Et l’on voit s’élancer vers les astres surpris
La grande âme de la cité qui fut Paris :
La flamme impitoyable étreint l’Hôtel-de-ville !
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Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Les Incendiaires

Allons, l’expérience est faite : le peuple a toujours fait grâce, et jamais on ne lui fait merci. Il est certain que le Prolétariat et la Bourgeoisie sont dans un état de guerre inévitable, et qu’il faut que l’un ou l’autre périsse dans la bataille : reste à savoir si les trente-cinq millions de prolétaires auront toujours la résignation de se laisser décimer et dévorer par deux cent mille familles fainéantes. Mais au moins qu’ils le sachent bien : jamais, jamais entre eux et la Bourgeoisie, il n’y aura de réconciliation sincère.
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Portrait de Eugène Vermersch Eugène Vermersch Un mot au public (1874)

Je n'ai pas, attendu pour cela que nous fussions à Londres, et le Père Duchesne ne leur envoyait pas dire ce qu'il pensait, et ils étaient le gouvernement alors ! Assurément, j'ai dit leur fait à certaines gens,— et c'était mon droit : nous ne sommes ici, et six ou sept mille hommes du peuple ne sont à Nouméa et à l'Ile des Pins, que par la faute de ceux qui sollicitèrent les premiers postes de la cité, sans avoir aucune des qualités nécessaires pour les remplir. Nous payons tous pour leur sottise, et le sang des trente mille fusillés des journées de mai retombera éternellement sur leur tête.
Source : Gallica

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