Fernand Pelloutier 

Résumé

Fernand Pelloutier  Histoire des bourses du travail

Nous avons conscience de la grande loi du progrès et nous n’avons pas le droit d’oublier ; nous croyons, avec Auguste Comte, que l’humanité compte plus de morts que de vivants et chaque fois que le travail, la misère ou la maladie fauchent dans nos rangs, nous retournons à notre œuvre plus forts et plus vaillants, parce que nous emportons avec nous les âmes de nos morts.
Au milieu de la vieille société que tant d’éléments gangrénés désorganisent de plus en plus, une seule classe, aux yeux de Pelloutier, était restée pure et digne d’intérêt : la classe populaire
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Fernand Pelloutier  Histoire des bourses du travail

Nous voulons, dit-il, que toute la fonction sociale se réduise à la satisfaction de nos besoins ; l’union corporative le veut aussi, c’est son but, et de plus en plus elle s’affranchit de la croyance en la nécessité des gouvernements ; nous voulons l’entente libre des hommes ; l’union corporative (elle le discerne mieux chaque jour) ne peut être qu’à condition de bannir de son sein toute autorité et toute contrainte ; nous voulons que l’émancipation du peuple soit l’œuvre du peuple lui-même
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