Résumé

F. Jourdain La République dans la salle Vernier… (1848)

Liberté, Fraternité, Egalité, et vous avez semé des germes de méfiance entre les citoyens en rétablissant d'injurieuses distinctions.
Le lendemain 16, vous avez pris la parole pour prêcher le plus beau de votre système et personne ne vous a interrompu. Quand vous avez eu fini, un membre de l'assemblée vous ayant fait observer que là n'était pas le programme, qu'il ne s'agissait pas de phalanstère, mais d'organiser la République, sa voix a été couverte par les vociférations des phalanstériens fort intelligemment répartis dans la salle ; et il a été impossible à l'orateur de s'expliquer.
Source : Gallica

F. Jourdain La République dans la salle Vernier… (1848)

L'ouvrier a plus de bon sens et d'intelligence que vous ne lui en supposez, Monsieur Ordinaire, car il sait très bien, mou cher Monsieur, que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Vous ne lui demandez rien, dites-vous? Mais vous espérez qu'à force de flatter le peuple, vous parviendrez, en lui promettant plus que vous ne tiendrez, à lui arracher ses suffrages. Vous ne lui présentez de votre système que ce qui peut flatter son imagination enthousiaste , évitant de lui parler de tout ce qui pourrait blesser ses convictions intimes.
Source : Gallica

F. Jourdain La République dans la salle Vernier… (1848)

Le lendemain de votre nomination comme président, vous avez convoqué les ouvriers de la ville à une séance particulière. Des sentinelles étaient à la porté, et tous ceux qui venaient se présenter et qui n'étaient pas reconnus pour ouvriers, s'en voyaient refuser l'entrée : comme si aujourd'hui il y avait encore des distinctions de classe, comme si tous les Français n'étaient pas des citoyens, comme si tous les citoyens n'étaient pas des ouvriers appelés à concourir au bonheur de la patrie.
Source : Gallica

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