Résumé

Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul Réflexions sur les brochures de MM. Bergasse et Grégoire… (1814)

N'est-il pas étrange, par exemple, que, dans les circonstances présentes, un roi, qui ne l'est pas encore, qui, fugitif et long-temps étranger aux intérêts du peuple qu'il vient gouverner, sans connaître les dispositions de ce peuple, traite de la paix avec ceux qui faisaient la guerre, non à lui, mais à ce peuple? Dans cette occurrence, n'est-il pas à craindre que l'intérêt général soit sacrifié à l'intérêt particulier, l'intérêt de tous à celui d'un seul?
Source : Gallica

Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul Réflexions sur les brochures de MM. Bergasse et Grégoire… (1814)

Sans doute on doit beaucoup espérer, beaucoup attendre, d'un roi dont les lumières et le malheur ont formé la raison; mais n'en déplaise à M. Bergasse, la renommée n'est pas une garantie suffisante, et ce n'est pas à elle que je confierais le sort d'une nation. En ceci je préfère l'opinion de M. Grégoire : c'est celle d'un patriote, d'un homme qui envisage l'intérêt public et non l'intérêt particulier.
Source : Gallica

Portrait de Fanny Raoul Fanny Raoul Réflexions sur les brochures de MM. Bergasse et Grégoire… (1814)

M. Bergasse adresse au Sénat des reproches peut-être mérités; mais il s'écarte étrangement des principes, en refusant à la nation le droit de se donner une Constitution. Assurément ce droit réside en elle, et n'est légal nulle part ailleurs. On peut désirer que le chef de l'Etat concoure, avec lui à la formation de cette Constitution, mais ce concours n'est pas nécessaire. Une nation peut elle-même former sa charte, et demander ensuite, au chef qu'elle se destine, s'il lui convient de l'accepter. Le chef de l'Etat est à la nation ce que les fonctionnaires publics sont au chef de l'Etat.
Source : Gallica

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