Résumé

Marc de Haut Les traités de commerce et l'Angleterre (1860)

Si nous devons être protégés, soyons-le contre tous et surtout contre les plus forts ; si nos ports doivent s'ouvrir, qu'ils s'ouvrent pour tout le monde. On reproche à la protection, et souvent à tort, d'être un monopole, c'est du moins un monopole au profit des intérêts et du travail français ; le traité de commerce devient évidemment un monopole au profit d'un étranger. Quelle que soit la solution du problème, protection ou liberté, nous demandons pour toutes les nations l'égalité devant le tarif français.
Source : Gallica

Marc de Haut Les traités de commerce et l'Angleterre (1860)

Ne pourrait-il pas arriver un jour telles circonstances où la France fatiguée d'un traité onéreux en fût amenée à cette extrémité, et tel traité de commerce conclu pour consolider la paix ne pourrait-il pas recéler peut-être la guerre dans ses flancs ?
Sans pousser les choses aussi loin ; reste toujours le danger pour une nation d'abdiquer sa liberté pour une durée déterminée, d'être obligée d'accepter comme état permanent ce qui aurait pu n'être qu'une épreuve, et de rester dans le piège s'il a été assez adroitement tendu pour l'y faire tomber.
Source : Gallica

Marc de Haut Les traités de commerce et l'Angleterre (1860)

Avec un traité il n'en est plus de même. Si la France est liée par sa signature, il faut qu'elle en accepte les conséquences ; si c'est la souffrance, il faut la dévorer, la ruine, il faut la subir, jusqu'au jour où le traité prendra fin.
Un exemple rendra cette vérité plus palpable. L'agriculture a subi pendant les dernières années qui viennent de s'écouler l'expérience du système de la libre entrée des céréales ; on sait au prix de quelles souffrances.
Source : Gallica

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