Résumé

François Génin Rapport à M. de Salvandy, ministre de l'instruction publique… (1839)

Ce n'est pas seulement par des publications érudites que le comité veut travailler à répandre l'étude et le goût de notre ancienne littérature. C'est une opinion trop généralement admise que l'art d'écrire en français commence à Malherbe, et qu'avant cette époque les formes mêmes de la langue étaient trop indécises pour qu'on pût les employer avec habileté. Rabelais et Montaigne sont admirés comme des exceptions uniques : le reste, repoussé dans l'ombre, est voué au dédain.
Source : Gallica

François Génin Rapport à M. de Salvandy, ministre de l'instruction publique… (1839)

En conséquence M. Labitte fut invité à donner du manuscrit une description aussi exacte que possible.
Sur ces entrefaites, M. Leroux de Lincy retrouva dans la bibliothèque Mazarine le manuscrit authentique du douzième siècle, cité par Barbazan dans la préface des Fabliaux. Ce manuscrit, d'une beauté et d'une conservation remarquables, provient du couvent des Cordeliers de Paris, et renferme une version du livre des Rois avec un commentaire entremêlé dans le texte; et une version du livre des Machabées, celle-ci d'une date incertaine, mais évidemment plus rapprochée de nous.
Source : Gallica

François Génin Rapport à M. de Salvandy, ministre de l'instruction publique… (1839)

Enfin un essai de glossaire devra être présenté, d'après lequel le comité jugera s'il y a lieu de terminer cette publication par un glossaire renfermant seulement les expressions d'origine autre que latine, ou bien d'une forme difficile et peu connue.
D'après le désir unanimement exprimé, M. Villemain veut bien se charger d'exposer dans des observations préliminaires les idées et le but du comité.
Telles sont, Monsieur le Ministre, les mesures prises pour donner à la
France un ouvrage qui deviendra la base de tous les travaux critiques sur l'histoire de notre langue.
Source : Gallica

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