Gonnard

Résumé

Gonnard Le suffrage politique (1885)

De par le Suffrage universel, quelle que soit la valeur individuelle des électeurs, vétérans ou conscrits, ignorants ou savants, méritants ou non, tous les votes sont des unités égales : il y a équivalence politique au jour du vote entre un ignorant et un A. Comte, entre un noir du Sénégal et J. Grévy, entre un chanteur des rues et Victor Hugo. Cette égalité apparente constitue plus qu'une choquante inégalité, elle constitue un mécanisme éminemment maladroit, un mauvais emploi des forces sociales, auquel nul correctif pratique n'a été formulé jusqu'à présent.
Source : Gallica

Gonnard Le suffrage politique (1885)

Une réalité, si, méthodiquement, les électeurs créent eux-mêmes, par une délégation régulière, un comité responsable chargé de l'élaboration qui est impossible à la collectivité. Cette dernière pratique, qui prend faveur chaque jour dans les moeurs électorales, est une réminiscence inconsciente et une reprise heureuse du suffrage universel à deux degrés, qui a donné à la France et au monde la merveilleuse assemblée de 1789, et que la caricature grotesque, dont nous sommes les spectateurs dans les élections sénatoriales, ne réussira pas, nous l'espérons, à discréditer pour toujours.
Source : Gallica

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