Gonnard, Le suffrage politique (1885)
“ De par le Suffrage universel, quelle que soit la valeur individuelle des électeurs, vétérans ou conscrits, ignorants ou savants, méritants ou non, tous les votes sont des unités égales : il y a équivalence politique au jour du vote entre un ignorant et un A. Comte, entre un noir du Sénégal et J. Grévy, entre un chanteur des rues et Victor Hugo. Cette égalité apparente constitue plus qu'une choquante inégalité, elle constitue un mécanisme éminemment maladroit, un mauvais emploi des forces sociales, auquel nul correctif pratique n'a été formulé jusqu'à présent. ”
