Résumé

Histoire de Esther Leggues (1868)

Le préfet, peu touché de ce discours d'Agnès, donita ordre qu'elle fût menée dans un certain détour de la place , et qu'on l'exposât là à la débauche publique. Le bourreau Modeste, la voyant en cet état, s'en détourne et ne peut retenir
ses larmes ; chacun baisse la vue en passant ; on craint que le moindre regard trop libre ne devienne funeste.
Un jeune homme , moins prudent et plus effronté que les autres, ose bien arrêter ses yeux sur ceux d'Agnès , et profaner par des regards lascifs une beauté consacrée à Jésus-
Source : Gallica

Histoire de Esther Leggues (1868)

Attendez-vous donc à servir aux plaisirs d'une jeunesse impudente : on sait qu'elle n'aime rien tant que de trouver de nouveaux objets à sa brutalité.
Ne croyez pas, répondit Agnès , que JésusChrist abandonne ainsi ses
épouses. Elles lui sont trop chères, et il les aime avec trop de délicatesse , pour souffrir qu'on attente impunément à leur pudeur ; il est toujours prêt à les secourir. Il vous fait le maître de mon corps pour le percer de mille coups, si vous voulez ; mais n'espérez pas qu'il vous le li-
vre pour en faire souiller la pureté.
Source : Gallica

Histoire de Esther Leggues (1868)

Cependant les parents d'Esther renouvelaient plus fortement que jamais leur atroce persécution pour l'entraîner au prêche; alors la petite héroïque servante du Seigneur conj ura le divin Maître de l'appeler à
lui, afin de la soustraire aux dangers qui l'environnaient ; sa prière fut exaucée : frappée d'une maladie mortelle, et désirant hardiment de voir un ministre catholique, jamais elle ne put l'obtenir. Dieu seul fut son consolateur et son appui. Elle suppliait les personnes pieuses qui entraient
dans sa chambre de demander pour elle les grâces dont elle avait besoin.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature