Résumé

JORF, Débats parlementaires, Chambre des députés…

M. le président. La violence n'aura pas raison du droit ! (Applaudissements à gauche. — Exclamations à droite.)
M. le baron Paul de Lamberterie. Vous abusez de la force, dans ce moment-ci !
M. Jolibois. C'est de l'arbitraire !
M. Michelin. L'Assemblée est souveraine !
A droite. De quel droit empêchez vous de parler ?
M. le président. J'ai le regret d'annoncer à l'Assemblée nationale que, si le désordre continue, je serai obligé de suspendre la séance. (Applaudissements ironiques et rires à droite.)
A gauche. Ouvrez le scrutin !
A droite. Il n'y a pas de règlement !
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JORF, Débats parlementaires, Chambre des députés…

Vous faites garder la tribune par des estafiers ! Vous n'en avez pas le droit !
A gauche. A l'ordre ! à l'ordre !
M. le président. Tous les droits seront sauvegardés, messieurs, mais à la condition que vous respecterez la dignité de cette Assemblée (Très bien ! très bien ! à gauche.)
A droite. Vous n'êtes qu'un bureau de vote ! — Nous protestons contre les opérations !
M. de Lamartinière. Aucune assemblée électorale quelle qu'elle soit, ne peut refuser de recevoir les protestations des membres de l'assemblée.
M. le président. M. Audren de Kerdrel a demandé la parole.
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Il ne faut pas escamoter encore cela !
(Un grand nombre de membres de la droite descendent dans l'hémicycle et s'approchent du bureau.)
M. le président. Messieurs, veuillez reprendre vos places.
M. Édouard Millaud, secrétaire, continue la lecture du procès-verbal.
Plusieurs membres à droite. Plus haut ! On n'entend rien !
M. le président. Faites silence, encore une fois, et vous entendrez ! C'est un singulier système que de vouloir à la fois entendre et faire du bruit. (Rumeurs à droite.)
Un membre, dans l'hémicycle. On n'entend rien, d'ici même ; j'entendrais encore moins de ma place.
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