Jean-Patrice-Auguste Madden

Résumé

Jean-Patrice-Auguste Madden Toulon port de guerre (1866)

Il faut avouer, à la honte de notre espèce, que la haine surtout jouit de cette énergique tenacité, et, en dépit de leurs rapports commerciaux et industriels, politiques et littéraires, l'Angleterre et la France, quoi qu'en dise un niais optimisme ou un égoïsme béat et satisfait, n'en sont pas moins depuis des siècles, deux rivales jalouses, s'observant sans relâche, et toujours prêtes à briser les frêles barrières qui les séparent pour assouvir une haine invétérée.
Source : Gallica

Jean-Patrice-Auguste Madden Toulon port de guerre (1866)

Des écrivains sans coeur ou ans mémoire pourront traiter cette haine de surannée et nier chez les autres ce qu'ils ne sont pas capables de sentir eux-mêmes, mais le peuple qui n'a pas le temps de les lire, le peuple qui s'instruit plus avec son coeur qu'avec sa tête, verra longtemps encore la flamme du bûcher de Jeanne, et entendra toujours les plaintes du prisonnier de Sainte-Hélène.
Source : Gallica

Jean-Patrice-Auguste Madden Toulon port de guerre (1866)

Il nous représente Cherbourg, cette forteresse maritime de première classe, comme une menace à l'adresse de l'Angleterre, mais il indique un moyen des' en emparer, môme à peu de frais, puis il ajoute : « L'Empereur n'a concentré à Cherbourg une flotte énorme que parce qu'il pense qu'il ne faut pas moins pour sauver Cherbourg qu'une « invincible armada ». La flotte française est-elle invincible? Le temps seul pourra nous l'apprendre, et cela peut-être plus tôt qu'on n'y compte en général.
Source : Gallica

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