Résumé

Jonathan Swift  Les Voyages de Gulliver : Voyage à Brobdingnag

Le lendemain au matin, Glumdalclitch, ma petite maîtresse, me confirma dans ma pensée, en me racontant toute l’affaire qu’elle avait apprise de sa mère. La pauvre fille me mit dans son sein, et versa beaucoup de larmes : elle appréhendait qu’il ne m’arrivât du mal, que je ne fusse froissé, estropié, et peut-être écrasé par des hommes grossiers et brutaux qui me manieraient rudement.
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Jonathan Swift  Les Voyages de Gulliver : Voyage à Brobdingnag

Quand je montrais quelque chose du doigt, elle m’en disait le nom aussitôt ; en sorte qu’en peu de temps je fus en état de demander ce que je souhaitais : elle avait, en vérité, un très-bon naturel ; elle me donna le nom de Grildrig, mot qui signifie ce que les Latins appellent nanunculus, les Italiens homunceletino, et les Anglais mannikin. C’est à elle que je fus redevable de ma conservation. Nous étions toujours ensemble : je l’appelais Glumdalclitch, ou la petite nourrice, et je serais coupable d’une très-noire ingratitude si j’oubliais jamais ses soins et son affection pour moi.
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Jonathan Swift  Les Voyages de Gulliver : Voyage à Brobdingnag

C’est sur cette table qu’on me montra dix fois par jour, au grand étonnement et à la satisfaction de tout le peuple. Je savais alors passablement parler la langue, et j’entendais parfaitement tout ce qu’on disait de moi ; d’ailleurs, j’avais appris leur alphabet, et je pouvais, quoique avec peine, lire et expliquer les livres, car Glumdalclitch m’avait donné des leçons chez son père, et aux heures de loisir pendant notre voyage : elle portait un petit livre dans sa poche un peu plus gros qu’un volume d’atlas, livre à l’usage des jeunes filles, et qui était une espèce de catéchisme en abrégé
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