Leibniz, Jacques Bernoulli à Detlev Clüver
“ Il y a bien du temps, que je vous dois une réponse à vôtre derniere lettre. Ce n’est pas que les soins de mon menage m’ayant fait oublier mon devoir envers vous, comme vous croyés, qu’ils ont dû effacer de mon ame l’idée de votre chere personne ; car la connoissance des hommes de votre merite fait trop d’impression par mon esprit, pour me permettre, d’en perdre jamais la mémoire. Je vous avoue que ceux qui sont mariés, n’ont pas, à leur grand regret, tout le temps qu’il faut pour les méditations et pour l’entretien de leur commerce avec les savans ”
