Résumé

Portrait de Lucie Baud Lucie Baud Le Mouvement socialiste

Il est vrai que l’usine Permezel n’est, pas une exception. Il faut citer aussi l’usine Ruby, à Paviot. Il est vrai qu’ici il s’agit d’orphelines, recrutées par le trop célèbre abbé Santol, de Paris. Une fois amenées dans le bagne, ces jeunes filles ont bien des chances de n’en sortir jamais. Elles sont étroitement surveillées, même à l’intérieur de l’usine, par des sœurs qui leur interdisent même de parler, et surtout de se syndiquer au syndicat rouge. Elles sont environ deux cents. C’est avec ces inconscientes qu’on a constitué un syndicat jaune à Voiron.
Source : Wikisource

Portrait de Lucie Baud Lucie Baud Le Mouvement socialiste

Les deux métiers devinrent la règle. À l’heure actuelle, il ne reste à un métier que les personnes très âgées et les apprenties : mais au lieu de 3 fr. qu’elles auraient gagné autrefois sur ces petits articles, et 4 fr. à 4 fr. 50 sur les gros, elles ne reçoivent plus que de 1 fr. 25 à 1 fr. 50. Naturellement les militantes syndicalistes furent balayées impitoyablement : le patron voulait à tout prix tuer le syndicat. Mais le prolétariat soyeux de Vizille sut résister et le syndicat est plus fort que jamais.
Source : Wikisource

Portrait de Lucie Baud Lucie Baud Le Mouvement socialiste

Un incident particulier de cette grève doit être signalé. À 4 kilomètres de Voiron, à la Patinière, une usine, l’usine Permezel, occupait, sur un total de 500 ouvrières, une proportion de 350 Italiennes. Comme l’usine était un peu trop éloignée de Voiron, on organisa sur place une cantine populaire. Naturellement, les Italiennes furent invitées à y prendre leurs repas. Ces pauvres femmes déclarèrent n’avoir jamais mangé à leur faim, depuis plusieurs années qu’elles travaillaient à l’usine Permezel, et surtout n’avoir jamais mangé de viande.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature