Lucien de Samosate,
Jugement des voyelles
“ Mais ce n’est pas seulement contre les lettres, ses semblables, qu’il commet des injustices, il les étend jusqu’aux hommes, et voici comment : il les empêche d’user directement de leur propre langue ; et ce mot lui-même, ô juges, j’y songe tout en vous parlant des hommes, ne m’en a-t-il pas chassé, en faisant prononcer γλῶτταν, au lieu de γλῶσσαν ? Quelle peste de la langue que ce Tau ! Mais revenons aux hommes, et prenons la défense de leurs droits méconnus. Le Tau s’efforce d’enchaîner, de torturer, de déchirer leur voix. ”
