Résumé

Léon Brunschvicg Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques

Et la continuité de la durée, ainsi comprise et vécue hors de l’extériorité des parties du temps, implique, à ses yeux, l’éternité qui en est la source vive. En tant qu’elle est constituée par l’idée, et parce que l’idée elle-même est l’acte singulier et concret de l’esprit que son intériorité pure rend capable d’une expansion illimitée, l’âme humaine sera donc certaine de remplir sa vocation, en pleine lumière et en pleine jouissance, par delà les alternatives d’extase et d’angoisse où les mystiques sont destinés à s’abîmer.
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Léon Brunschvicg Les Nouvelles littéraires, artistiques et scientifiques

L’âme n’est pas ce qu’un vain peuple imagine, une substance, c’est-à-dire une sorte de matière cachée derrière ses phénomènes, comme un fauteuil, sous une housse, chose morte et qui attendrait l’heure dernière de la vie pour prolonger hors du temps l’ombre de son squelette, pour la faire participer, outre-tombe, à cette « éternité de mort » que serait l’immutabilité de l’axiome identique.
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L’âme bergsonienne est une réalité spirituelle qui, par là même, est immanente à la continuité de ses propres phénomènes. Elle est tout entière dans la conscience qu’elle prend de son devenir. Aussi, pour se retrouver dans la spontanéité profonde et dans l’unité indivisible de son être, lui suffira-t-il d’un effort négatif qui est, à vrai dire, la négation d’une négation.
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