Edmond de Pressensé,
La ruine sociale : réponse à M. Proudhon…
(1852)
“ Elle marche vers un but qui est la réalisation toujours plus complète de sa destinée. Dire que le mouvement a son but en lui-même, que la révolution est l'état normal de la société, c'est nier l'histoire. La vie de l'humanité serait alors semblable à un sablier que l'on retourne quand il a versé le sable qu'il renferme, pour qu'il le verse de nouveau sans autre utilité que de le verser encore. Déjà à cet égard l'idée de M. Proudhon est absurde. Si l'humanité n'est pas vouée à un mouvement infini, sans mesure et sans frein, le christianisme n'est pas non plus voué à l'immobilité. ”
