Résumé

Victor Giraud  Essais et Notices - Les commencemens d’un poète

Souvenir ! Souvenir ! frère de l’Espérance,
Avec ta blonde sœur le seul bien ici-bas,
Le seul bien qui soit pur de l’amère souffrance.
Qui nous reste fidèle et ne nous trompe pas !
Le poète, sans s’en douter peut-être, a reproduit ici un hémistiche de l’Espoir en Dieu :
L’amour même, l’amour, le seul bien d’ici-bas,
et un autre de la Nuit de mai :
Ah ! je t’ai consolé d’une amère souffrance !
Mais de toutes les influences poétiques qu’Angellier a pu subir, la plus décisive et la plus constante me semble bien avoir été celle de Victor Hugo.
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Victor Giraud  Essais et Notices - Les commencemens d’un poète

On songe par contraste à Victor Hugo s’écriant à seize ans : « Je veux être Chateaubriand, ou rien, » à sa volonté si fermement arrêtée, à la continuité persévérante et obstinée de son ambition et de son effort. Si Angellier avait eu une ambition et une volonté analogues, si, jusqu’à quarante-cinq ans, il avait donné au labeur poétique tout son temps et tous ses loisirs, au lieu de s’y « divertir » en passant, à ses heures, n’aurait-il pas laissé une œuvre plus, imposante, plus complète et plus parfaite que celle qu’il nous a léguée ?
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