Résumé

M. le premier président de Royer (1878)

“ M. de Royer était véritablement éloquent dans toute la vigueur du terme.
Sa prononciation, quelquefois un peu hésitante au début, devenait promptement nette et sonore. Les mots venaient faciles et brillants, toujours d'une admirable précision; pas d'enflure, pas de déclamation, pas de colère; il était vif, pressant, chaleureux; mais jamais les ardeurs de la lutte ne nuisaient à la dignité du caractère. Il avait le ton grave et sévère du représentant de la loi. Toujours maître de lui, ne s'égarant jamais, puisant sa force dans le sujet même, il coordonnait ses idées avec une implacable logique
”
Source : Gallica

M. le premier président de Royer (1878)

“ Parfois c'est un avertissement donné au pouvoir quel qu'il soit, qui a tenté de méconnaître les prérogatives du chef de corps, ou les droits de la compagnie. Dans les dernières années, la parole du premier président s'élève peut-être encore davantage. Au lendemain des désastres de la Commune, en face des ruines du palais d'Orsay et des ébranlements de la société, M. de Royer, toujours à son poste, toujours lui-même, parle des hommes et des choses avec cette sereine indépendance qui n'appartint qu'à lui depuis sept ans. N'ayant plus qu'un désir, protéger la cour des Comptes ”
Source : Gallica

M. le premier président de Royer (1878)

“ Dans les heures troublées que nous traversons, au milieu de défaillances et de faiblesses étranges, nos lecteurs nous remercieront de les arrêter un moment devant ce caractère antique, toujours supérieur à ce qu'on attendit, de lui, homme d'austérité et de devoir, sévère pour lui-même, bienveillant pour les autres, juste envers tous, magistrat avant tout. ”
Source : Gallica

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