Georges Dufour

Résumé

Georges Dufour Le premier président De Royer (1879)

A la mort de M. Barthe, premier président de la Cour des comptes, en 1863, M. de Royer, par l'éclat de son talent, par les hautes situations qu'il avait occupées, se trouva naturellement indiqué pour recueillir son héritage. La Cour des comptes fut sa dernière étape. Appelé à en être
la personnification la plus élevée, il concentra dans l'exercice de ses nouvelles fonctions tout ce qu'il avait de zèle, de dévouement, et y apporta les qualités solides de l'administrateur, qui complètent le magistrat et augmentent son autorité.
Source : Gallica

Georges Dufour Le premier président De Royer (1879)

D'où vient donc qu'aucune voix ne s'est fait entendre sur la tombe de son successeur, M. de Royer? Pourquoi cette abstention calculée ? pourquoi ce silence persistant ? Ah ! c'est que nous vivons à une époque où l'évocation des gloires du passé pourrait porter ombrage aux satisfactions ambitieuses de quelques personnalités sans lendemain.
Dire ce qui s'est fait de bien en dehors des hommes du 4 Septembre et de leurs complices, flétris par M. Grévy lui-même, c'était s'exposer
à la désapprobation des puissants du jour.
Source : Gallica

Georges Dufour Le premier président De Royer (1879)

Or, quand un homme a traversé tant d'événements et occupé de si hautes situations sans permettre qu'on entamât la moindre parcelle de son honneur politique ou privé, on peut bien dire qu'il a réussi à se survivre à lui-même dans la plus noble partie de son être.
Que signifie alors cette phrase, étonnante de naïveté, relevée dans le discours de son successeur : « Des exemples comme celui de M. de Royer ne seront jamais un danger pour un pays » ? — Non, certes, ce n'est point là qu'est le péril
Source : Gallica

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