Résumé

Marquis de Queux de Saint-Hilaire Notice sur M. Duquère, secrétaire général de la Société académique des Enfants d'Apollon… (1876)

Nos confrères, qui s'étonnaient de ne pas le voir a sa place, en demandant de ses nouvelles, apprirent tout à coup qu'il n'était plus.
La mort avait été pour lui plus clémente et plus douce que la vie.
Vous voyez, Messieurs, si notre regretté Secrétaire général avait raison de redouter, à l'égal de la peste, la politique qui s'obstine parfois à persécuter ceux qui ne demandent qu'à ne pas s'occuper d'elle, et combien nous avions tort, nous qui n'en avions jamais souffert, de sourire de ses justes appréhensions.
Source : Gallica

Marquis de Queux de Saint-Hilaire Notice sur M. Duquère, secrétaire général de la Société académique des Enfants d'Apollon… (1876)

Sa vie ressemble à celle du matelot qui, dans un frêle esquif, est le jouet des vents et des tempêtes, que la tourmente éloigne chaque fois qu'il semble près de toucher le rivage; qui, rejeté en pleine mer, voit sa barque, longtemps ballottée par des vents et des courants contraires, se briser sur les rochers, au moment où il croit avoir enfin touché le port, et qui meurt au milieu de cette mer écumante, toujours agitée, même lorsque la surface en paraît tranquille, et où ce calme passager n'est que le court moment de repos entre la tempête de la veille et celle du lendemain.
Source : Gallica

Marquis de Queux de Saint-Hilaire Notice sur M. Duquère, secrétaire général de la Société académique des Enfants d'Apollon… (1876)

Je vais vous étonner beaucoup, Messieurs, en vous racontant succinctement la vie de notre regretté confrère, et en vous montrant, dans notre calme et placide Secrétaire général, l'une des plus constantes victimes de la politique et des révolutions successives qui ont déchiré notre pauvre pays. C'est la vérité pourtant, et j'ai, le premier, ressenti l'étonnement que vous partagez en ce moment, en lisant les courtes notes que le fils de M. Duquère, attaché au ministère de l'intérieur, a bien voulu, sur ma demande, me communiquer avec une obligeance dont je tiens de suite à le remercier. Hélas!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature