Résumé

Notice nécrologique sur M. Louis Rambure… (1858)

Adieu donc, bon et vénérable Doyen ! l'amour de tes paroissiens, de tes confrères, de tes proches t'accompagnait sur la terre : leurs regrets et leurs prières les plus ferventes te suivront au-delà du tombeau. A la vérité, nos larmes ne sauraient ranimer ton visage, ni nos embrassements vivifier ta dépouille ; mais tu n'es pas entièrement perdu pour nous, ô le bien-aimé de notre coeur !... Le ver file son tombeau, s'y enferme et meurt en quelque sorte ; mais il renaît papillon brillant et léger dans les beaux jours du printemps. Il en sera ainsi des justes
Source : Gallica

Notice nécrologique sur M. Louis Rambure… (1858)

Plus on le connaissait, plus on admirait la bonté de son âme ; plus on se sentait attiré vers la religion bienfaisante dont il fut le ministre, et vers le Dieu dont il était le si aimable interprête. Comprenant et mettant en pratique les maximes du Prince des Pasteurs, il se serait bien gardé d'appeler le feu du Ciel sur les pauvres pêcheurs, ou de briser le roseau déjà froissé par l'orage. Jamais il n'aurait éteint par un zèle amer, par le souffle d'une rigueur intempestive le lumignon fumant encore.
Source : Gallica

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