Résumé

Fortuné Magne Éloge de M. l'abbé Poullet, vicaire-général de Beauvais… (1847)

Aussi, nous est-il impossible aujourd'hui de ne pas vous parler de M. Poullet, de cet homme que ses vertus, sa science et son dévoûment à l'éducation de la jeunesse avaient placé si haut dans votre estime et dans votre affection.
Le temps n'a pas affaibli notre douleur, Messieurs, et nous avons besoin de nous consoler avec vous, en payant à sa mémoire le tribut qu'il a droit d'attendre de notre reconnaissante amitié, et qui, pour nous, est un devoir de piété filiale.
Source : Gallica

Fortuné Magne Éloge de M. l'abbé Poullet, vicaire-général de Beauvais… (1847)

Trop souvent, en effet, l'esprit nuit au coeur; mais vous savez, Messieurs, si le mérite de M. Poullet fut jamais importun ? Tous vous avez vu avec quelle aimable simplicité il savait, dans un âge plus avancé, compatir à tous les genres de faiblesse, avec quelle indulgence il trouvait une parole d'excuse pour toutes les fautes, et vous comprendrez sans peine qu'aux premiers jours de son adolescence, il n'ait jamais abusé de son talent au profit de son amour-propre, contre des condisciples moins heureux.
Source : Gallica

Fortuné Magne Éloge de M. l'abbé Poullet, vicaire-général de Beauvais… (1847)

On devait, à bon droit, se demander si le prestige d'un talent incontestable, mais encore peu connu, suffirait pour assurer le succès du maître qui, la veille encore, était élève. A un autre point de vue, n'était-il pas imprudent de livrer la destinée de jeunes intelligences à une intelligence plus jeune encore, et, dans les mille questions délicates que traite la philosophie, le professeur inexpérimenté conserverait-il toujours cette mesure discrète, qui sait tout dire en respectant tout ce qui doit être respecté : la jeunesse est hardie, imprudente même, dit-on souvent!
Source : Gallica

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