Résumé

Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Séance du 10 février 1852… (1852)

Le lendemain, Luce de Lancival recevait une pension de six mille francs, le titre de professeur d'éloquence à la Faculté des lettres et la promesse du premier fauteuil qui serait vacant à l'Académie française. Hélas ! les jours de cette faveur enivrante lui étaient comptes ; il n'eut pas même le temps de fatiguer l'envie. Le théâtre retentissait encore des applaudissements prodigués à son oeuvre, et déjà le poète heureux et triomphant s'inclinait vers la tombe, à quarante-quatre ans, à la fleur de l'âge, dans toute la force de son talent.
Source : Gallica

Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Séance du 10 février 1852… (1852)

Vous excuserez, Messieurs, cette esquisse biographique , bien imparfaite , tracée un peu à la hâte et encore trop longue peut-être ; vous l'excuserez surtout, venant de moi, vous qui aimez les lettres et qui reportez les douces et calmes impressions qu'elles procurent à la source même où vous les avez puisées ; c'est un hommage parti du coeur que j'ai voulu rendre à Luce de Lancival, après quarante ans, dans sa propre patrie. D'autres et de plus dignes, parmi ses élèves chéris, achèveront cette oeuvre ébauchée.
Source : Gallica

Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Séance du 10 février 1852… (1852)

Toutes nos vieilles chroniques sont là, le royaume de Soissons de la première race, l'émancipation des Communes dans la lutte acharnée et terrible de l'évêque Gaudry et des serfs delà seigneurie de Laon, toutes nos guerres, depuis la domination romaine et l'invasion des Francs jusqu'à Napoléon livrant, en 1814, à Craonne l'un de ses derniers et héroïques combats. — Heureux qui a le loisir de fouiller dans cette féconde poussière des vieux âges ! plus heureux qui pourrait vous rapporter le fruit de ses laborieuses veilles !
Source : Gallica

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