Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Notice sur la vie et les ouvrages du Bon Alexandre de Théis… (1854)

Comment le jeune seigneur, guéri de ses blessures, poussé par l'ambition , s'élance à d'autres périls, remettant sa femme, belle et sensible, à l'honneur de son ami, comment un amour ardent, trop partagé, s'allume entre l'épouse délaissée et l'ami trop confiant en sa propre vertu, comment enfin se dénoue ce drame triste, douloureux , plein d'intérêt, c'est ce qu'il serait trop long de raconter, ce qui suffit cependant pour donner une idée de ces compositions légères où se délassait le talent de M. de Théis dans les loisirs occupés de son âge mûr.
Source : Gallica

Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Séance du 10 février 1852… (1852)

Le lendemain, Luce de Lancival recevait une pension de six mille francs, le titre de professeur d'éloquence à la Faculté des lettres et la promesse du premier fauteuil qui serait vacant à l'Académie française. Hélas ! les jours de cette faveur enivrante lui étaient comptes ; il n'eut pas même le temps de fatiguer l'envie. Le théâtre retentissait encore des applaudissements prodigués à son oeuvre, et déjà le poète heureux et triomphant s'inclinait vers la tombe, à quarante-quatre ans, à la fleur de l'âge, dans toute la force de son talent.
Source : Gallica

Hippolyte Grellet Société académique de Laon. Séance du 10 février 1852… (1852)

Vous excuserez, Messieurs, cette esquisse biographique , bien imparfaite , tracée un peu à la hâte et encore trop longue peut-être ; vous l'excuserez surtout, venant de moi, vous qui aimez les lettres et qui reportez les douces et calmes impressions qu'elles procurent à la source même où vous les avez puisées ; c'est un hommage parti du coeur que j'ai voulu rendre à Luce de Lancival, après quarante ans, dans sa propre patrie. D'autres et de plus dignes, parmi ses élèves chéris, achèveront cette oeuvre ébauchée.
Source : Gallica

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