Résumé

Abbé Vincent Aux élèves de Saint-Charles [de Chauny… (1856)

Au moment où je copie ces lignes d'une lettre de notre cher enfant, je sens mon coeur battre plus vite en moi-même, sous l'impression que me laissent de si bonnes paroles. Oh oui, c'est un lien sacré que celui qui unit si tendrement le maître à l'élève, le père et le prêtre à un fils. Que c'est bien là notre pensée en nous dévouant à l'éducation! Aimer, être aimé, afin de diriger doucement et sans contrainte. Cette affection est pour la vie entière. Du moins vivra-t-elle toujours en nous. Mais serons-nous compris de tous, comme nous l'avons été d'Arsène Sallandre ?
Source : Gallica

Abbé Vincent Aux élèves de Saint-Charles [de Chauny… (1856)

Vivre sans la vertu est un horrible malheur. Vivre vertueux est une guerre de chaque jour. Oh, je crains la mort, parce que je tremble pour chacune de mes oeuvres ; mais donnez-moi l'espérance , et je saluerai la mort comme l'aurore de ma vie.
Ne pleurons pas sur ceux qui nous quittent, avant d'avoir épuisé leur portion d'existence.
Sur ces tombes couronnées des roses de l'innocence et de la jeunesse, n'avons-nous pas redit quelquefois avec les larmes du poète :
Au banquet de la vie, infortuné convive , J'apparus un jour et je meurs !...
Source : Gallica

Abbé Vincent Aux élèves de Saint-Charles [de Chauny… (1856)

Pendant une année, Arsène resta près de lui, croissant en âge, en science et en piété, aimé de Dieu et des hommes. Cette année fut celle de sa première Communion.
Epoque fortunée de la vie ! Jour à jamais marqué par un souvenir impérissable, entre tous ceux que Dieu nous accorde ! C'est l'heureux moment qui transforme l'enfant, qui révèle à son coeur quelque chose de la vie telle que Dieu la veut pour l'homme ; une vie au dessus de la nature et des sens, une vie d'union coeur à coeur avec celui qui est le souverain bien, le vrai, le beau, le bon par essence.
Source : Gallica

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