Résumé

Charles-Jean-Baptiste-Joseph Vincent Arsène Sallandre, souvenir d'un élève de l'Institution Saint-Charles de Chauny… (1861)

Au moment où je copie ces lignes d'une lettre de notre cher enfant, je sens mon coeur battre plus vite en moi-même, sous l'impression que me laissent de si bonnes paroles. Oh oui, c'est un lien sacré que celui qui unit si tendrement le maître à l'élève, le père et le prêtre à un fils. Que c'est bien là notre pensée en nous dévouant à l'éducation ! Aimer , être aimé, afin de diriger doucement et sans contrainte ! Cette affection est pour la vie entière, Du moins vivra-t-elle toujours en nous. Mais serons-nous compris par tous, comme nous l'avons été par Arsène Sallandre ?
Source : Gallica

Charles-Jean-Baptiste-Joseph Vincent Arsène Sallandre, souvenir d'un élève de l'Institution Saint-Charles de Chauny… (1861)

La passion est un entraînement violent de l'âme qui la rend capable des plus admirables sacrifices ou qui la livre aux plus déplorables excès.
L'amour qui s'oublie et se donne, c'est le dévouement. Mais quand il prend des forces surhumaines et ne voit plus en l'homme que Dieu luimême ; quand il embrasse d'une même ardeur l'humanité tout entière ; quand il est plus fort que tous les obstacles , que toutes les morts, que tous les martyres ; quand il oublie le temps, la nature et la terre et vit pour l'éternité; ce n'est plus l'amour de la terre, c'est la charité.
Source : Gallica

Charles-Jean-Baptiste-Joseph Vincent Arsène Sallandre, souvenir d'un élève de l'Institution Saint-Charles de Chauny… (1861)

Que Dieu en soit loué! la foi va lui donner plus que le calme et la résignation ; elle fera pour lui de la mort une grâce et un bonheur.
Il sait qu'il faut mourir : et pourtant il a dixhuit ans, il est fils unique, une honnête fortune lui est assurée ; il a l'esprit orné de connaissances variées, son coeur est pur et aimant, son intelligence est déjà mûre ; près de lui il voit le père le plus dévoué, la plus tendre des mères; tout lui sourit ici-bas ; si la douleur est le sort commun, pour lui, du moins, on peut nommer le bonheur...
Source : Gallica

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