Résumé

Colonel d' Assigny De l'Institution d'un prince au XIXe siècle… (1818)

De grands talents ne font pas un grand homme ; comment feraient-ils un grand Roi?
Si l'ame est tout, c'est à la rendre grande et forte que le gouverneur doit s'appliquer; c'est là sa part, qu'il ne doit jamais engager.
Que d'autres exercent le corps, que d'autres cultivent l'esprit, il lui suffit de s'y connaître, il lui suffit d'y présider.
C'est donc de l'ame de son élève que désormais le gouverneur va s'occuper, avec cet amour d'instinct pour la jeunesse, qui ne peut se feindre, qui ne peut s'imiter, et que rien ne peut suppléer.
Source : Gallica

Colonel d' Assigny De l'Institution d'un prince au XIXe siècle… (1818)

Alexandre, tout rayonnant de gloire, mais ravalé en mendiant par sa vanité , contenir à peine ses phalanges mutinées, et ne les fixer que par le plus sublime et le dernier déploiement de l'ame la plus grande et la plus haute, forcé enfin de surpasser la nature humaine pour ne l'avoir pas connue.
Apprenez qu'il faut être aussi élevé que le soleil, aussi hors d'atteinte, pour accabler impunément les hommes de bienfaits.
Assis au rang suprême, on est assez bienfaisant, assez bon, quand on est juste.
La bonté tend à tout relâcher, et la clémence elle-même n'est le plus souvent qu'une injustice
Source : Gallica

Colonel d' Assigny De l'Institution d'un prince au XIXe siècle… (1818)

Terminons ces préceptes de l'institution de l'ame par celui qui lui donne la trempe et toute sa valeur, je veux dire le mépris de la mort, sans lequel il n'est ni grand homme, ni grand roi; disposition d'une ame haute, qui, tout en s'indignant de mourir, s'abandonne au destin, comme l'innocence à son bourreau.
La nature y a pourvu pour ses braves, par le courage de tempérament. Tout ce qu'elle a doué de force, craint peu la mort ou n'y pense pas.
Source : Gallica

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