Résumé

Éloge funèbre d'Alexis-Théodore Prieux… (1856)

Quelle mère a jamais fait de son fils un pareil éloge ? En faut-il davantage pour vous donner l'idée la plus haute de celui que nous pleurons ? Et considérez, je vous prie, que c'est une mère chrétienne qui nous tient ce langage. C'est madame Prieux, cette femme si pieuse qui se dit indigne de son fils. Il avait donc bien des vertus, notre aimable condisciple! Oh oui! il avait bien des vertus, Messieurs, et sa mère les avait vues se développer et s'accroître dès l'âge le plus tendre. Voilà ce qui rend encore ses regrets plus cuisans sa'douleur plus amère.
Source : Gallica

Éloge funèbre d'Alexis-Théodore Prieux… (1856)

Ah! souffrons qu'ici-bas la prospérité soit pour l'impie; qu'il jouisse, qu'il triomphe, qu'il insulte impunément au Seigneur: sa félicité ne sera pas longue ; l'éternité arrive, et Dieu aura son tour. Mais nous, si nous envions quelque chose dans ce lieu d'exil, que ce soient les peines et les douleurs. Passer sa vie dans les larmes, au milieu des épreuves, est-il rien de plus digne du chrétien? Quand le jour du Seigneur sera venu, pour des maux d'un instant, pour des afflictions passagères, une gloire immortelle, un bonheur sans fin, voilà ce que lui réserve la divine justiee (1) .
Source : Gallica

Éloge funèbre d'Alexis-Théodore Prieux… (1856)

Hélas! les parfums qu'elle exhale sont trop purs pour la terre; ils sont montés jusqu'à vous, Seigneur, et vous les destinez au ciel. Et bien, mon Dieu, que votre parole s'accomplisse. Cette privation sera pour nous bien dure, bien pénible ; mais, à l'exemple de ce pieux enfant, nous adorons les décrets de votre volonté sainte.
Mais, Messieurs,si toutes ces vertus ont embelli la vie de Prieux, c'est surtout dans sa dernière maladie et à l'heure de la mort que l'on vit éclater toute sa piété, toute sa foi, toute sa patience.
Source : Gallica

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