Résumé

Discours funèbre sur les victimes du lycée de Limoges… (1877)

Durant la fougue des passions surtout, on a bien pu se mentir pratiquement à soi et aux autres, parce que « le coeur faisait mal à la tête » ; sur le seuil menaçant de l'éternité, la Foi sincère se réveille soudain, et il n'y a guère plus d'incrédule qui ne s'écrie alors, avec un historien frondeur et trop libre près d'expirer : « Servez Dieu, mes amis, et n'aimez que lui : Mézerai qui va mourir est plus croyable là-dessus que Mézerai vivant et en bonne santé ».
Source : Gallica

Discours funèbre sur les victimes du lycée de Limoges… (1877)

Et vous, au coeur non moins profond, amis, frères, pères surtout, Jacobs en cheveux blancs, qui en êtes réduits désormais à n'étreindre sur votre poitrine et à ne couvrir de vos baisers, au lieu de votre Joseph en personne, que sa froide tunique teinte de son sang : ah! infortunés, c'est bien aussi votre droit d'avoir pris le deuil jusqu'au tombeau, puisqu'un monstre vous a inopinément ravi, avec votre enfant de prédilection, la joie et le charme de' votre foyer, la couronne d'honneur et l'appui dévoué de votre vieillesse : Fera pessima devoravit eum.
Source : Gallica

Discours funèbre sur les victimes du lycée de Limoges… (1877)

Non ! cent fois non! car, en attendant qu'on se reconnaisse au ciel, il existera toujours, entre la même Eglise souffrante, glorifiée et militante, les plus tendres rapports de soeur à soeur.. Donc, au demeurant, M. F., la mort dans le baiser du Seigneur, c'est un gain incomparable pour tous et à tous égards : Mori lucrum. Lumière, justice, fin de l'exil, rencontre dans la patrie de nos chers défunts bienheureux, cessation d'innombrables misères et entrée en jouissance inamissible de tous les biens, — voilà pour les partants.
Source : Gallica

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