Résumé

Souvenirs de Villers-Bretonneux… (1871)

La conscience, mes frères, comment vous la définirai-je ?
c'est un bon ange venu des cieux, un ange chargé de nous conduire dans le véritable sentier et de l'honnête homme et du chrétien; — mieux que cela - la conscience, c'est la communion par l'intelligence humaine à la grande loi morale qui est Dieu; mieux que cela —la conscience, c'est une projection jusqu'au fond de notre être du sillon tracé de main divine, qui doit séparer à jamais ce qui est bien d'avec ce qui est mal — Que dis-je, mes frères !
Source : Gallica

Souvenirs de Villers-Bretonneux… (1871)

Honneur à vous, enfants courageux, héros dès le premier moment de la vie, vous êtes tombés pour la Patrie, martyrs de sa défense ; nous vous célébrons comme nous célébrons les martyrs de l'amour paternel, les martyrs de l'amour divin. Nous pleurons sur vous, et, en pleurant, nous vous admirons, nous envions votre sort ; mais nous pleurons aussi sur d'autres, nous pleurons, en les maudissant, sur ceux qui ont été traîtres à la Patrie, comme peuvent être pleurés les apostats de l'amour paternel, les apostats de l'amour divin
Source : Gallica

Souvenirs de Villers-Bretonneux… (1871)

Mais, sur un champ de bataille, quand la mort vient à nous, menaçante et terrible; quand elle vient, le front haut, la face découverte ; quand elle vient, dominant tous les bruits du fracas-de sa foudre à elle, la mitrailleuse et le canon; que de sentiments, non pas morts, mis assoupis, que d'échos se réveillent dans une âme ! On a pu être non pas persécuteur, comme Paul, mais un enfant prodigue devant Dieu. Ah! qu'un champ de bataille est pour beaucoup le chemin de Damas qui ramène au bon Dieu !
Source : Gallica

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