Pierre Veber,
Requiescat in pace
“ Moige devenait inquiet, anxieux ; il soupira un peu, comme chassant des pensées folles, se remua sur son fauteuil, et continua : Par la fenêtre grande ouverte, béante sur le noir, entraient des souffles chauds d’orage,les susurrements sans fin des criquets et les exhalaisons des plantes amoureuses. Des bouffées brûlantes passaient dans le salon en faisant filer la lampe. Moige sentait naître en lui quelque chose d’étrange et d’inhabitué ; lentement, comme un balancier de machine qui s’anime, son sang entrait en branle. ”
