Maurice Leblanc,
Le Cœur surpris
“ D’Argine, après un silence. — Voilà les vrais, les meilleurs événements, Marie-Thérèse. On en attend toujours d’extraordinaires. On réclame les grandes douleurs et les grandes félicités. Il semble que le destin nous trahit, s’il ne nous accorde pas ces épreuves surhumaines qui nous paraissent les signes éclatants de sa faveur. On l’accuse, on se plaint. Et puis, un jour, tout à coup, on s’aperçoit que le grand événement a eu lieu, sans que rien vous en ait averti. Le miracle s’est produit dans le mystère de notre âme, dans le tumulte des petits faits quotidiens. ”
