Anne Mouans

Résumé

Anne Mouans La Première Place

Oui, Marguerite était heureuse ; rentrée chez sa tante, elle attendit près de la fenêtre le passage d’Olaf et, se penchant vers lui, le visage radieux, elle murmura, de façon à n’être pas entendue de Mlle Gerda : « Quelle bonne leçon tu m’as donnée, mon cher Olaf ! Je le vois à présent : mieux vaut renoncer au succès que de trahir un seul instant son devoir. »
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Anne Mouans La Première Place

Olaf aussi songeait au résultat de la composition, aux élèves qui allaient remporter les éloges du professeur, et il se demandait avec tristesse si Marguerite persévérerait jusqu’au bout dans sa mauvaise action. Ce ne fut pas tout à fait par hasard qu’en revenant de prendre sa leçon, il allongea son chemin pour passer devant la porte de M. Duff... Marguerite en franchissait justement le seuil d’un pas précipité, elle le heurta sans le voir...
« Comme tu marches vite, dit-il, on croirait que quelqu’un te poursuit.
— Ah ! Olaf ! mon bon Olaf ! si tu savais ! ... » s’exclama-t-elle.
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Anne Mouans La Première Place

Sans se froisser, il attacha sur la fillette ses bons yeux si francs :
« Je ne suis pas très intelligent, j’ai l’esprit lourd, tu me le dis assez souvent ; mais toi, tu n’es jamais méchante comme en ce moment... Tiens, tu as l’air... tu as l’air de n’avoir pas la conscience tranquille. »
Une vive rougeur couvrit le front de Marguerite, et, ne sachant que répondre, elle prit le parti de s’éloigner en lui jetant un regard indigné.
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