Marceline Desbordes-Valmore,
Le Conseiller des femmes
“ N’en faites rien, d’Istel, je vous prie, dit sérieusement Violette, la seule qui eut repoussé le miroir sans s’y regarder : pourriez-vous dérober quelque chose à qui possède si peu ? Que savez-vous si quelque souvenir cher ou sacré, ne s’attache pas à ce fragment frivole ? Je frémirais d’arracher une fleur à l’infortuné qui aimerait les fleurs : je vous en prie, d’Istel, ne courez pas le risque d’affliger l’ermite ; les solitaires vivent du passé ; n’ôtez rien à ce qui leur en reste ! ”
