René Crevel, Le Baiser au mort
“ Elle a si peur d’elle même qu’elle passe à son cabinet de toilette pour arranger sa pauvre figure. Elle met du rouge, beaucoup de rouge sur les joues, elle fait bouffer les cheveux, se pare de ses bijoux et cela sans même regarder dans un miroir comme si elle voulait avoir d’un seul coup, sa toilette finie, un apaisement à sa hantise, par une soudaine et totale apparition de sa beauté retrouvée... Mais quand elle revient dans sa chambre c’est toujours la même tête, non plus hideuse seulement mais ridicule aussi. ”
