Mme Antoine de Brémont, Revue des Deux Mondes
“ Apollon l’aborda : — « Demeure, » disait-il ; « Les fleurs, vers le soleil tournent leur fin pistil... Tourne vers moi tes yeux, Vierge, suspends ta course ! Je ne suis point ce rustre à l’humble vêtement Qui mène ses troupeaux paître dans la vallée ; Je suis un dieu, Daphné ! La mélodie ailée Sur ma lyre, parfois, vibre divinement. Je suis un dieu puissant, mais mon étreinte est douce... Songe qu’à ta pudeur s’avive mon désir Et que s’ouvrent déjà mes mains pour te saisir... Demeure ! » — Mais Daphné s’enfuyait sur la mousse. ”
