Robert Tinant

Résumé

Robert Tinant Un colin-maillard accidenté (1897)

Enfin! s'écrie Gaétan, j'en tiens un!...
Ah bien oui, ce n'est que la manne du pâtissier. Que restera-t-il pour le goûter, hélas?
Un bon joueur ne se laisse pas arrêter par un si mince accident. La chasse recommence de plus belle. Gare aux culbutes pourtant! Personne ne crie casse-cou. Gaétan bute contre une bordure en fer et prend un billet de parterre.
Aussitôt tombé, aussitôt relevé, Gaétan se pique d'honneur, il veut faire un prisonnier. « Cette fois, j'en tiens un! » s'écrie-t-il.
Source : Gallica

Robert Tinant Un colin-maillard accidenté (1897)

Vexé et colère, le bonhomme empoigne son arrosoir et eji verse le contenu sur la tête de Gaétan.
Pour se sécher, Gaétan reprend de plus belle le jeu. Jeu très amusant pour les joueurs, mais qui l est incomparablement moins pour ceux qui ont la mauvaise chance de se trouver sur leur passage. A un tournant le groupe ensorcelé, serré de près par Gaétan, vient se jeter dans les jambes de Manette, la fermière, qui apporte un panier d'œufs sur la tête.
Source : Gallica

Robert Tinant Un colin-maillard accidenté (1897)

Un colin-maillard accidenté / dessins par Tinant | Gallica
.J. — UN COLIN-MAILLARD ACCIDENTÉ ^ \
Grande réunion d'enfants au château pour la fête de Gaétan.
Le héros du jour annonce à ses amis qu'ils vont procéder à une partie de Colin-Maillard comme on en voit peu. On lui bande les yeux :
— Combien de doigts? demande André.
— Cinq.
L'épreuve est concluante. S'il avait triché, ça se verrait bien.
Il faut avoir le caractère bien fait pour jouer au Colin-Maillard! C'est à qui taquinera le plus l'infortuné Gaétan; on le houspille de toute les manières. Avec un aveugle, on a beau jeu.
Source : Gallica

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